Supervision de psychothérapeutes

Supervision de psychothérapeutes

Supervision de psychothérapeutes

Une supervision, c’est un espace confidentiel où vous les “psy” pouvez parler de vos patients avec un superviseur professionnel. Le psy rend compte de ce qu’il vit, de ce qu’il dit ou ne dit pas, mais aussi de son ressenti avec ses patients. Bénéficier ainsi d’un regard extérieur permet d’être plus lucide sur ce qui se joue dans la thérapie, car l’avis d’un tiers met de la distance. Enfin, c’est aussi une sorte de formation permanente et continue.

La psychothérapie ne s’apprend ni sur les bancs de la fac ni dans les bouquins. Il faut en avoir fait l’expérience intime. Il faut aussi avoir “réglé” suffisamment ses propres problèmes et avoir une bonne connaissance de soi pour faire la différence entre ce qui nous appartient psychologiquement et ce que le patient amène. Afin de pouvoir rester à la bonne distance, de l’accueillir sans être envahi par des émotions qui nous déborderaient. Car c’est un métier complexe, subtil et passionnant, qui nous plonge dans l’intimité de l’autre. Nous pouvons être surpris par ce qu’il ravive ou provoque en nous : un souvenir familial douloureux, une ressemblance avec un proche… Dans la relation entre un psy et son patient nous sommes seuls dans le cabinet, l’un face à l’autre, mais nous travaillons avec notre être tout entier. Le bon sens, la bonne volonté, l’intuition ne suffisent pas pour faire un bon praticien de la psychothérapie. C’est probablement l’un des rares métiers (ou le seul) qu’il faut d’abord avoir expérimenté sur soi avant de l’exercer pour les autres !

Une supervision pourquoi?

Avoir travaillé sur soi permet d’acquérir une « empathie professionnelle ». Il s’agit d’être suffisamment solide pour pouvoir lâcher ses a priori, ses propres représentations, et accueillir l’autre sans avoir peur de sa différence. Nous nous laissons être étonné, bousculé par lui sans crainte. Un accueil du patient que certains psys n’hésitent pas à appeler « amour ». Bien sûr, pas dans le sens amoureux d’erôs – ce qui est strictement interdit par la déontologie – mais dans celui de la philia, la fraternité d’humain à humain, l’amitié pour les Grecs anciens. Or, au-delà des méthodes et des outils, c’est bien, comme le dit le psychiatre et psychothérapeute existentialiste Irvin Yalom, « la relation qui soigne. Il n’y a pas de vérité plus grande en psychothérapie ».