Supervision de psychothérapeutes

Supervision de psychothérapeutes

Supervision de psychothérapeutes

La supervision apparait de plus en plus essentielle à la rigueur de nos professions centrées sur la compréhension de l’être, à l’accompagnement des personnes en souffrance et en devenir.

Les pratiques professionnelles en font aujourd’hui une obligation déontologique.

Elle s’adresse à tous les praticiens de la thérapie et s’inscrit dans une visée intégrative et plurielle. Y sont donc accueillis des collègues venus d’horizons théoriques et pratiques différents : thérapies psychanalytiques, psychocorporelles, émotionnelles, relationnelles, transpersonnelles, énergétiques… Dans ce domaine, toutes les méthodes sont intéressantes et riches, aucune n’est suffisante. Et aucune n’est meilleure que les autres. Le facteur dominant est la qualité de l’alliance thérapeutique.

 

Cette supervision est une activité permettant aux praticiens d’exposer des cas cliniques et leurs difficultés de pratique à un superviseur afin que ce dernier contribue à trouver des solutions. La supervision est un suivi obligatoire de toute pratique thérapeutique éthique. Elle évite les dérives, et maintient les compétences du psy tout au long de sa pratique.

Elle est avant tout une expérience de transmission qui s’avéra formatrice. C’est une initiation à travers laquelle un superviseur expérimenté transmet à son supervisé. Cela va concerner 5 points importants : sa manière de vivre son identité d’analyste (enthousiasme et fierté), sa manière de vivre sa relation avec ses patients (disponibilité), sa manière de vivre la relation avec ses maîtres (humilité), sa manière de vivre la relation avec ses idées, ses concepts (rigueur de la pensée), sa manière de vivre la relation avec son propre inconscient (la stabilité de voir personnelle).

L’utilité d’être supervisé

La psychothérapie ne s’apprend ni sur les bancs de la fac ni dans les bouquins. Il faut en avoir fait l’expérience intime. Il faut aussi avoir “réglé” suffisamment ses propres problèmes et avoir une bonne connaissance de soi pour faire la différence entre ce qui nous appartient psychologiquement et ce que le patient amène. Afin de pouvoir rester à la bonne distance, de l’accueillir sans être envahi par des émotions qui nous déborderaient. Car c’est un métier complexe, subtil et passionnant, qui nous plonge dans l’intimité de l’autre. Nous pouvons être surpris par ce qu’il ravive ou provoque en nous : un souvenir familial douloureux, une ressemblance avec un proche… Dans la relation entre un psy et son patient nous sommes seuls dans le cabinet, l’un face à l’autre, mais nous travaillons avec notre être tout entier. Le bon sens, la bonne volonté, l’intuition ne suffisent pas pour faire un bon praticien de la psychothérapie. C’est probablement l’un des rares métiers (ou le seul) qu’il faut d’abord avoir expérimenté sur soi avant de l’exercer pour les autres.